Les fables bretonnes

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L’étrange attentat terroriste survenu ce 27 juin 2019 à la mosquée Sunna de Brest visant l’iman Rachid El jay est un cas d’école dans la manipulation, le mensonge et les fausses pistes. La lettre-testament[1] que l’auteur présumé aurait publiée sur internet frise le ridicule. C’est la version officielle de l’Histoire. Que nous dit-elle ?  Elle parle d’implantation de puce sous-cutanée, de mystérieuses personnes qui vous kidnappent en pleine rue, savent tout de vous et vous force à assassiner un imam sans quoi votre famille sera tuée. Elle offre même un nom en guise d’os à ronger, Patrick Kavlar[2], laissant penser qu’un agent des services des renseignements français pourrait être le commanditaire. C’est vrai que les agents des renseignements enregistrent le nom et le prénom de leurs collègues dans leur répertoire téléphonique afin d’être facilement identifiés.  La très médiocre série « le bureau des légendes[3] » nous a pourtant montré que les agents portent tous des pseudos et ne s’appelle que sous ces derniers. Jamais l’identité n’est révélée durant toute la mission. N’importe quelle personne dotée d’un peu de bon sens le sait. On observe ici les limites narratives des auteurs de cette lettre. Avant de rédiger une histoire on se renseigne un minimum sur le sujet concerné.  Lâcher ce nom est une faute stratégique fatale. C’est une incohérence qui annihile toute crédibilité. La lettre parle également d’introduire un drapeau français dans l’anus de l’iman lors de son exécution. Deuxième faute grave. On frise le ridicule avec cette demande absurde. Mais passons.

La nouveauté du jour se trouve dans la carte d’identité. C’est l’arme favorite incontournable pour identifier à coup sûr notre coupable. Elle n’a pas été trouvée par terre ou dans le véhicule de « l’auteur », mieux que cela, c’est « l’auteur » lui-même qui l’a scanné accompagné de sa lettre-confession. Ça mérite une médaille pour la chutzpah sans vergogne dans l’écriture d’une histoire à dormir debout. Une facilité scénaristique que seuls les auteurs de films tels que Les Tuchs, Vive la France ou qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu , utilisent quand ils sont à court d’idées ou de vannes, ce qui est toujours le cas. C’est vrai que la CNI retrouvée par terre a plus que vécu, il fallait se renouveler. Il aurait simplement fallu être un peu plus imaginatif. Mais ils feront mieux la prochaine fois soyez-en sûr.

Car ne vous méprenez pas, tout est scénarisé. À partir d’un objectif à atteindre,[4] un « pool d’auteurs » trié sur le volet définit les différentes façons d’y parvenir. Ainsi les lieux, les personnages et leurs actions précises à mener sont envisagés. Les plus pertinentes sont retenues. Le casting peut alors commencer.

Il y’a très peu de personnages, c’est la règle absolue. La majorité sont des «acteurs» jouant le script à la lettre et il y a les autres, ceux qui seront jetés à la vindicte populaire, des figurants idiots utiles qui ne sauront jamais qu’ils ont joué les premiers rôles d’un film tourné en plan-séquence mais sans caméra, sans répétition et sans effets spéciaux, car toutes les balles sont réelles et les coups portés, avec la mort en guise de clap de fin. Et le tout en une seule prise. Évidemment chaque possibilité d’échec a été envisagée, c’est l’intérêt de l’écriture scénaristique, par la mise en œuvre de scènes alternatives qui seront activées le cas échéant afin que l’épilogue de l’histoire soit globalement atteint.

Un exemple de scène alternative a pu être observé lors des attentats au stade France le  13 novembre 2015. Les trois kamikazes ont complètement raté leurs missions en arrivant en retard au match. Ils devaient à l’évidence se faire sauter dans différentes files d’attente à l’entrée du stade. Hélas ils ne sont pas arrivés à temps.

« En arrivant une demi-heure plus tôt, ou en attendant la fin de la rencontre, les trois kamikazes auraient pu faire un carnage et créer une panique mortelle devant le stade, qui accueille ce soir-là 80.000 spectateurs, dont François Hollande et Angela Merkel. »[5]

Pourtant il est dit par un témoin anonyme que l’un des kamikazes aurait essayé d’entrer au stade à quatre reprises en vain. Ce même témoin ajoute qu’il a reconnu l’homme qui portait un passeport au nom d’Ahmad al-Mohammad. Il faisait partie d’un groupe de trois personnes, entendues en train de chuchoter en arabe dans une des files d’attente du stade entre 20h30 et 20h45. À 21h17, il se faisait sauter devant la porte D de l’enceinte.

Ici on a affaire à une tentative maladroite de rattrapage. Le témoin anonyme est toujours utilisé pour bricoler des excuses. Mais les arguments présentés sont nuls et non avenus. Quel intérêt en effet, si les kamikazes étaient présents dans la file d’attente, de ne pas s’être fait sauter à ce moment-là, causant un carnage terrible ? Quel intérêt de se faire sauter une fois  les lieux quasiment vide ? Et l’idée qu’ils voulaient entrer au stade avec leurs ceintures explosives, sans billet, relève de la bêtise la plus crasse.

“Seule certitude: ils n’avaient pas de billets”, affirme un membre de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, qui a réalisé les constatations. Selon lui, “difficile de toute façon d’imaginer qu’ils aient réellement pensé pouvoir entrer dans le stade avec leurs ceintures, malgré les palpations”.[6]

Source wikipédia

En arrivant en retard, les trois kamikazes étaient sortis du protocole établi, il a donc été décidé de les éliminer, car c’était leur fin inéluctable. Ils auraient cependant pu attendre la fin du match et  se faire sauter à la sortie des spectateurs. Cette option ne pouvait être envisagée, car le planning prévoyait d’abord les attentats au stade de France puis ceux des terrasses des cafés et enfin au Bataclan. Chaque commando étant en route vers les lieux de leurs attentats respectifs, il était impossible d’attendre la fin du match.

Une fois les attentats du Bataclan connu la sécurité au stade de France aurait été maximale et nos trois kamikazes repérés immédiatement.

Le Plan de secours prévoyait d’éliminer rapidement les kamikazes. Le premier a été tué lorsque l’on a déclenché à distance sa ceinture. Il était 21h17 . Le second au même moment a reçu l’ordre d’entrer de force au niveau de la porte H du stade.

Omar Dmoughi voit un jeune vêtu d’une doudoune noire et d’un jean faire desallers-retours devant la porte H, par laquelle il cherche à rentrer. Le vigile raconte lui avoir crié arrêtez, avant que ce dernier n’actionne sa ceinture, trois minutes à peine après la première explosion[7].  

C’était une simple diversion avant d’également déclencher sa ceinture à distance. L’envoyer forcer le passage pour entrer dans le stade offre l’alibi d’un attentat prévu dans l’enceinte du stade.  Quant au dernier Kamikaze, il a été baladé un certain moment le temps de trouver la «meilleure issue possible».

“Après la deuxième explosion, les caméras de vidéo-surveillance filment pendant de longues minutes Bilal Hadfi, 20 ans et visage d’adolescent, déambulant dans les rues alentour, accroché à son téléphone. À 21H53, ce Français résidant en Belgique s’approche du McDonald, à 250 mètres du stade environ, et se fait sauter”[8].  

23 minutes durant il s’est baladé tranquillement aux alentours du stade alors que ses deux acolytes venaient d’être pulvérisés. Tout cela en plein état d’urgence et sous les yeux des caméras de surveillance. Pourquoi avoir attendu tout ce temps ? Afin que les commandos des terrasses et du Bataclan ne fassent leurs carnages respectifs. Une fois chose faite il a alors été ordonné au kamikaze de se diriger vers le restaurant Mc Donalds. Non pas pour se faire sauter, on lui a plutôt fait croire qu’il serait exfiltré par une personne qui l’attendait dans le restaurant. Seulement sa ceinture a été activée alors qu’il était encore à l’extérieur. Quel intérêt alors qu’a l’intérieur il y’a avait foule ? Il est le seul à mourir, mais les secours recensent alors plus de 50 blessés, dont sept en urgence absolue[9]. En prêtant un peu attention aux informations que l’on nous offre en pâture, il est facile de percevoir la couche de peinture fraiche qui cache la vérité. S’il est difficile de percevoir la vérité dans son intégralité, il est aisé de voir que l’on nous ment. Encore faut-il se donner la peine d’ouvrir les yeux et de faire l’effort de réfléchir un minimum. En guise de bonus, prière de ne pas sourire :

Les enquêteurs ont identifié un des terroristes qui s’est fait exploser au Stade de France. Il s’agit d’un Irakien dont les proches ont été rétribués en dollars et en moutons par Daech. [10]

Pour ce qui concerne notre terroriste du jour il faut noter cette étrange faculté qu’il a de ne viser que les jambes et le ventre. Être capable de tirer plusieurs coups de feu en atteignant systématiquement les mêmes endroits est uniquement le fait d’une personne sachant utiliser des armes à feu et doté d’un minimum de sang-froid.

« Neuf douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur place. Elles ont été tirées par un pistolet Glock, pour lequel le suspect disposait d’une autorisation de détention, a indiqué lors de la conférence de presse le directeur adjoint de la police judiciaire de Rennes. Une autre arme du même type, appartenant elle aussi à Karl F., par ailleurs titulaire d’une licence de tir dans un club de la région lyonnaise, a été retrouvée lors de perquisitions. » [11]

Karl Foyer n’a donc pas été désigné par hasard. Il devait être capable d’utiliser une arme à feu.  En neuf tirs à bout portant il n’a jamais touché de partie vitale !  C’est l’aveu d’une volonté de blesser gravement et non de tuer. Quatre personnes sont témoins directs de l’attentat. Les deux victimes, une autre personne et Otman. Son témoignage détaille le déroulement des faits.

L’épilogue de ce nouvel attentat, le but premier c’est de faire accepter la piste de la conspiration étatique. Notre « tueur » a été forcé d’agir sous la contrainte d’agents travaillant pour l’état. On apprend ainsi les méthodes utilisées pour fabriquer du «terroriste» et comment le contraindre à aller jusqu’au bout. Tout a été scrupuleusement écrit par Karl Foyer. Il a libéré sa conscience en faisant éclater la vérité. C’est scénaristiquement très faible. Mais cela fonctionne. Il suffit de lire les commentaires sur le net  où les vidéos qui fleurissent sur le sujet pour s’en apercevoir. À l’instar du Youtubeur Amalek qui gobe sans sourciller ce script digne d’AB production :

Facteur aggravant dans cette histoire l’apparition de Panamza, le troll du Net. Il affirme que Karl Foyer l’a contacté et lui a adressé, comme à 53 autres personnes,  sa lettre-confession. Panamza alias « sixième sens » l’homme qui voit des juifs partout. Il n’a aucune analyse de fond, aucun argument autre que dire que ce sont des juifs qui font ceci ou cela, chose que nous savons déjà la plupart du temps. Pour faire monter en permanence l’antisémitisme il y aura toujours un larbin pour être mis en en avant. Panamza en est la parfaite incarnation. Sa présence dans cette histoire valide définitivement l’enfumage.

Les choses sont simples : Karl Foyer a été téléguidé “à distance” . À ce niveau il n’est pas question de conseils donnés par oreillette interposée ou de suivre une feuille de route écrite. Ce jeune homme a été guidé par les entités qui prennent le contrôle de ses faits et gestes. Sorcellerie pure, hypnose ou contrôle mental, tout est possible. Dans tous les cas de figure, les entités démoniaques sont de la partie. Ce genre de piste ne pourra jamais convaincre les masses, car noyés par le rationnel avec pour profession de foi de garder les pieds sur terre et d’être raisonnable. Elles s’interdisent de manière définitive ce volet de l’histoire.

La question qui se pose in fine est qu’elle est le but de parler d’implant sous-cutané, d’agent mystérieux, de complot étatique, etc. ? Qu’est-ce que cela va apporter de plus-value à ceux qui nous dirigent ? Le but est pourtant simple à comprendre. Toutes ces théories (reptilien, projet Blue beam, terre plate, puçage des populations, invasion Alien, 11 septembre, etc.) souvent contradictoires, parfois complètement farfelues, servent à mettre une couche de confusion, sur une couche de mensonges, ensevelis sous une couche de mythe et de légende. En d’autres termes ces théories servent comme ses dizaines de milliers de consœurs à créer une confusion voulue et salutaire qui ridiculisera et décrédibilisera ceux qui dévoilent d’authentiques et véritables complots. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un contre-feu volontairement allumé, afin de cacher le véritable incendie qui est en train de tout consumer sur son passage. Cet attentat et les prochains à venir nous le prouveront chaque fois un peu plus.


[1]https://www.lelibrepenseur.org/attentat-de-la-mosquee-de-brest-quen-est-il-de-ce-curieux-courrier/
[2]Commissaire de police, directeur général du Renseignement et de la Sécurité intérieure du 30 mai 2012 au 31 mai 2017
[3]http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=17907.html
[4]Les objectifs sont désignés par ceux qui nous dirigent. Leurs buts : créer le chaos et des antagonismes régulièrement dans le temps entres les différentes communautés/population d’un pays/d’une région/d’un lieu, en plus d’entretenir la peur. Le chaos et la Peur permettent la mise en place de lois toujours plus liberticide et autre flicage des populations avec la sécurité de tous pour justification. L’idée finale étant le contrôle le plus large possible des populations afin le moment venu de passer au Plan final. Ici un clivage s’opère. Si vous n’êtes pas croyant alors vous ne pouvez adhérer à l’idée d’un Plan final. Si vous l’êtes, vous savez qu’un petit état fictif et belliqueux projette un chamboulement majeur en Terre sainte. Afin d’y parvenir, il doit maitriser par le jeu des états sous son influence sioniste un contrôle sur ses populations et de tout éventuel soulèvement populaire qui ne manquerait pas de survenir lorsque le Plan apparaitra clairement à la face du monde. En fragmentant ainsi les nations de l’intérieur tout en les dirigeants en Back-office le Plan peut avancer.
[5][6][7][8][9]https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/au-stade-de-france-trois-kamikazes-et-beaucoup-de-questions-sans-reponse_1774245.html
[10]http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-famille-d-un-kamikaze-a-touche-5-000-18-01-2017-6581562.php
[11]https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/brest-l-auteur-des-coups-de-feu-karl-f-etait-detenteur-d-une-licence-de-tir_2086830.html

 

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