Crimes sans filtre

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Le vol est pratiqué depuis la nuit des temps. Il n’a pas de couleur, pas de frontières, pas de religion. C’est bien là sa force. Il peut survenir de toute part, en tout temps et par l’intermédiaire de n’importe qui. L’idée principale du vol consiste à récupérer une somme d’argent ou un bien par la ruse. Pour ce faire, l’escroc met en place un piège. Un stratagème plus ou moins complexe qui servira à orienter la victime vers le lieu de son futur dépouillement. Bien évidemment, la victime ne doit se douter de rien et si par malheur elle avait des soupçons elle devrait être si profondément impliquée dans le stratagème de sorte qu’il lui soit impossible de s’en sortir même avec la meilleure volonté du monde. C’est le point essentiel de tout bon stratagème : lorsque le piège est découvert, il est malgré tout impossible de s’en défaire. À l’instar d’un insecte coincé dans une toile d’araignée, sa fin est inéluctable. Il voit l’araignée fondre sur lui, il a conscience d’être tombé dans un piège et pourtant il ne peut fuir, car il lui est physiquement impossible de bouger.

L’escroquerie la plus efficace de tous les temps est également une des plus criminelles. Elle a non seulement dépouillé financièrement des centaines de millions de victimes de par le monde en plus d’avoir ruiné les nations tout en faisant passer de vie à trépas une bonne partie de leur population respective. Quel est son nom ? Essayons de savoir qui elle est en étudiant ses qualités. Tout d’abord, il faut savoir que cette escroquerie peut nuire gravement à la santé. Elle a également cette fâcheuse tendance à coûter de plus en plus cher au fil des années. Elle peut être brune ou blonde, avec ou sans filtre. On peut la rouler, elle peut nous rouler et si l’inspiration nous prend, on peut la rencontrer au détour d’une pipe. On peut même l’agrémenter d’autres substances afin que son usage devienne « récréatif ». Je suis bien évidemment le tabac.

À l’origine le tabac n’est pas nocif. C’est une plante qui se fume depuis des milliers d’années en Amérique du Sud sa région d’origine. Elle fait partie des rituels religieux des Incas et des Aztèques. Après la conquête des Amériques, le tabac fut importé en Europe où il fut consommé au fil des années de manière exponentielle. La cigarette telle que nous la connaissons a fait son apparition au début du 20e siècle et c’est après la Seconde Guerre mondiale qu’elle a été agrémentée par tous les produits chimiques et toxiques qui l’ont rendu hautement cancérigène. L’escroquerie du tabac offre de multiples actions réunies au sein d’un objet aussi petit qu’une cigarette.

Développement des cancers, des maladies respiratoires, cardio-vasculaires ce qui sous-entend dépenses médicales accrues pour les chimiothérapies, pour les opérations cardiaques, pour les traitements à vie qui en découlent et donc des bénéfices monstrueux et à longueur d’année pour les laboratoires pharmaceutiques. Laboratoires qui eux-mêmes sont en collusion étroite avec les cigarettiers qui les paient pour rédiger des rapports sur les risques sanitaires dus au tabac et cachent sciemment au public les risques qu’il encourt à fumer. Ce qui permet de forcer la main aux nations afin qu’elles prennent des mesures pour diminuer les énormes dépenses de santé que les maladies liées à la cigarette provoquent. La réaction logique et pourtant totalement absurde prise par les nations c’est d’augmenter le prix des cigarettes pour soi-disant combler les dépenses de santé. Évidemment cela ne fait pas baisser la consommation, mais plutôt entrer dans les caisses de l’État des revenus supplémentaires. Car c’est ici que l’autre niveau d’escroquerie réside. La nation a besoin de cette source de revenus pour fonctionner. La protection de son peuple n’est pas le premier critère. Elle préfère pour des raisons « obscures » (aux yeux des naïfs) laisser mourir à petit feu ses habitants et leur soutirer un maximum d’argent plutôt que de les faire vivre en bonne santé.

Avec l’augmentation du 1er mars 2019, le paquet de Marlboro, le fameux, est désormais vendu à 8€80. Ça fait cher d’entretenir son cancer ! On a tout dit sur les différentes augmentations, qu’elles servent à soigner les futurs malades. C’est un mensonge. On n’a jamais soigné quelqu’un en le laissant persister dans ce qui le rend malade. Ça n’a jamais fonctionné. C’est une fake news (c’est la mode en ce moment, parait-il) répéter inlassablement depuis des décennies. Si on veut protéger quelqu’un, on rend inaccessible ce qui le rend malade. Ce n’est pas en augmentant les tarifs que cela dissuadera une personne dépendante. Les «ingénieurs» qui mettent en place toutes ces solutions pour lutter contre l’addiction au lobtabac le savent parfaitement. Ce n’est pas une question de mauvais choix, mais une volonté à dessein de racketter sur plusieurs tableaux les consommateurs fumeurs. Une addiction, quelle qu’elle soit oblige celui qui en dépend à payer le prix pour obtenir l’objet de son addiction. Partant sur ce principe il est aisé d’imaginer qu’en augmentant graduellement et constamment le prix on peut extorquer sans trop prendre de risque de l’argent aux fumeurs. Pour quel bénéfice au final ? Celui d’enrichir l’état et les fabricants de tabac dont la plupart des sièges sociaux sont installés au pays très neutre sauf avec les grands criminels de cette planète , la très chère Suisse. C’est au bord du lac Léman que Philip Morris, British American Tobacco ou Japan Tobacco International prennent leurs aises depuis toujours.

Le tabac en réalité est un magnifique aspirateur à richesse qui dépouillera ses victimes sans pitié. Il permet d’encaisser de l’argent de manière régulière, une rente sur le dos du consommateur. En contrepartie, le tabac offre à ses adeptes une ribambelle de maladies. Les différents cancers et autres problèmes respiratoires et cardiaques sont eux aussi une autre source de profit. Tous les traitements seront autant de rentrées d’argent pour les laboratoires pharmaceutiques. Cerise sur le gâteau la mort «précoce» de dizaines de milliers de travailleurs chaque année qui ne percevront jamais le fruit de leur travail.

Prenons l’exemple d’un fumeur marié et qui atteint l’âge de la retraite. Il touchera sa pension. Mais voilà qu’il meurt après quelques années. Son épouse percevra alors la pension de son défunt mari, mais amputée de moitié. C’est ce que l’on nomme la pension de réversion. « Au décès de votre époux(se) ou ex-époux(se), vous pouvez percevoir une pension de réversion. Le versement de la pension par la Sécurité sociale est possible, sous certaines conditions, lorsque le défunt exerçait une activité salariée ou non-salariée (commerçant, artisan, professionnel libéral, agriculteur). La pension est égale à 54 % de la retraite que votre époux(se) ou ex-époux(se) percevait ou aurait pu percevoir (majorations non comprises). »Lien

Le système pousse le dépouillage dans ses derniers retranchements, lorsque l’on apprend que la pension de réversion n’est pas appliquée aux couples pacsés ou en concubinage. Les futurs retraités dans cette situation sont de plus en plus nombreux. Est-ce un hasard ? Évidemment non. La destruction du mariage a de nombreux intérêts, financier en particulier.

Mais si notre fumeur marié décède avant l’âge de la retraite, toutes ses cotisations accumulées durant sa carrière s’envoleront en fumée (un peu comme Kaiser Sauze) sans que personne n’en perçoive le moindre centime. Ce sont des milliards d’euros qui restent dans les caisses de l’État grâce à ces décès prématurés et prévisibles. Elle est pas belle l’affaire ? Ajouté à cela le recul de l’âge de la retraite sans cesse remis au goût du jour, 62, 63 64 ans… Et nous obtenons quelques choses qui ressemblent à un système de vols avec préméditation à grande échelle entrainant la mort avec intention de la donner.

Les soins et les pensions de retraite sont pris en charge par la sécurité sociale, donc par le contribuable donc par le malade/retraité/futur décédé. Les mutuelles prennent une partie des soins en charge à partir du moment où le malade dispose d’une mutuelle. Seulement c’est toujours un acte privé contracté par le futur malade. De l’achat du poison nicotiné aux soins médicaux en passant par le versement des pensions de retraite l’argent provient systématiquement de la poche du contribuable.

Comme disait Les Inconnus le tabac c’est tabou on en viendra tous à bout. En toute logique, l’idée première afin de lutter efficacement contre ce mal serait d’interdire la vente de tabac. Dans les faits c’est beaucoup plus compliqué. Les lobbies qui diligentes les lois qui autorisent la vente légale de ce poison sont tellement puissants qu’ils passent au-dessus des nations et de leurs dirigeants pour imposer leurs propres règles au détriment des populations.

Jamais dans l’Histoire humaine nous n’avions eu une telle absurdité à si grande échelle avec une finalité aussi sinistre.

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